KEYA

KEYA

BIOGRAPHIE

 

 

Né à Bourgoin-Jallieu (Isère/France) en 1974, d’un père Algérien et d’une mère Européenne, ce Dauphinois est attiré dès son plus jeune âge par les vieux objets, les vieilles patines, l’usure du temps.

 

À tout juste 6 ans, il dessine, griffe, déchire, découpe tous dans la maison familiale, même ses cheveux, pour les coller sur une feuille «je voulais faire un
champ de blé, dit-il à sa mère». Elle l’inscrit la semaine suivante dans un atelier d’arts plastiques pour adultes.

À 9 ans, il accompagne avec d’autres enfants, Mr Mérard, dans le projet de restauration du château de Saint-Quentin Falavier (Isère). Terre, ciment, pierres, fossiles, poteries... ces fouilles construisent son monde graphique.

 

Cinq ans plus tard, il intègre un collectif de jeunes artistes de la région Lyonnaise et réalise, à la demande de la municipalité de Villefontaine, des fresques sous les tunnels de la ville. En 1992, lors de son service militaire il part en Ex-Yougoslavie comme démineur. Une expérience sombre mais déterminante qui marque un tournant dans sa vie, et une profonde envie de couleurs.

 

De 1997 à 2000, il développe une technique, qui va devenir sa marque de fabrique. Elle consiste à réduire en pigment toutes les matières qui l’intéresse, rouille, charbon, terre, bois et autres végétaux. Pendant cette période son travail
intrigue, et ces travaux sont de plus en plus exposés.

 

En 1999, lors d’un salon à Paris il fait la rencontre de Charles Zalber, alors propriétaire de la galerie Lucie Weill et Seligmann. Ils réaliseront ensemble de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Cette collaboration va définitivement le propulser dans le monde de la peinture.

 

Keya se perçoit comme un enfant du monde, la mixité de ses origines lui donne une vision d’un monde sans frontières. Il entreprend de nombreux voyages avant de poser ses valises en Guadeloupe en 2010, où il découvre l’art caribéen et s’en imprègne.

En 2012, il crée un alphabet afin d’introduire l’écriture dans son oeuvre, réflexion, pensée ou encore sa colère que l’on retrouve dans la série qu’il nomme «DARE HUMANITY» où il exprime son indignation des violences faites aux femmes, son incompréhension de l’homophobie et du racisme.

 

Lors d’un voyage il se lie d’amitié avec le sommelier de l’établissement ou il séjourne. Il est subjugué par sa science et sa passion du vin. Une phrase le déroute particulièrement : «La magie du vin, c’est une eau emprisonnée depuis des milliers d’années dans un sol calcaire, et que cette même eau puisée par les racines d’un cep de vigne, va offrir un fruit contemporain». Cette phrase est le
point de départ d’une frénétique recherche au travers de documents et de témoignages.

Pendant plus de deux ans, il écume les quatre coins de la France, sa terre natale, à la rencontre de vignerons et de propriétaires de domaine. Il découvre l’importance historique du vin dans la société d’aujourd’hui. Les civilisations, l’économie et les pays qu’il a dessinés. Il découvre surtout une palette incroyablement riche de couleurs et applique sa technique de transformation
du vin en pigment. Ce traitement unique qu’il continue à performer et qu’il utilise pour écrire l’histoire de ces nuances de vin en collaboration avec de nombreux domaines prestigieux comme Château Dassault, Château Angélus et bien 
d’autres.

 

Installé à Marrakech depuis 2016, KEYA partage son vocabulaire de couleur et de matière où chaque geste est le germe d’un nouvel univers.